Les Calanques 2013

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Compte rendu sortie Calanques – 15-20 mai 2013

 

Synopsis : Des anciens loin d’être foutus, un quadra et des trentenaires en grande forme, et des jeunes en plein apprentissage.

Jour après jour

Mercredi

Proverbe : Tous les chemins mènent à la Fontasse

 

C’est le départ pour les calanques.

 

Dans la voiture, Alain, Henri et moi. Nous sommes partis de Grand Bourg vers 17H00, et étions nous-mêmes surpris de notre ponctualité. Au bout de 8 heures, nous sortions de l’autoroute. Quand le conducteur ouvrit sa portière pour payer, nous savions que nous n’étions plus très loin. Des odeurs de romarin, de thym envahissaient la voiture. Nous arrivions peu de temps après, il était près de 1H30 du matin.

Le reste de notre joyeuse bande, Marc, Fabrice, Gaëtan, Fabien, Isabelle, François et Renaud, sont arrivés en train. Ils ont récupéré Sophie au passage. Arrivés relativement tôt, ils ont commencé à grimper dès ce jour-là. Vive le train.

Dédicace du jour : A Marc, qui a porté un cubi de 5 litres de rouge dans le train

 

Jeudi

Proverbe :

Ce jeudi, nous ne nous sommes pas réveillés à l’aube. Il faisait beau. Nous sommes tous descendus dans les calanques d’En-Veau, et nous nous sommes séparés en deux groupes. D’un côté, Renaud, Gaëtan, Fabien, Marc et Fabrice, je ne me souviens plus ce qu’ils ont grimpé. De l’autre côté, Alain, Sophie, Henri, Isabelle, François et moi avons grimpé à la Grande Aiguille. Nous avons réalisé deux voies chacun environ. Je me suis rendue compte à ce moment-là de la qualité du rocher. Qu’il est agréable à grimper !

L’après-midi, nous avons réalisé La Sirène Liautard. Première cordée : Henri, et moi. Deuxième cordée, Sophie et Alain. Troisième cordée, François et Isabelle. François et Isabelle ont fait les deux premières longueurs, le ciel menaçant un peu déjà ayant été rincés la veille.

Cette voie est sur un pilier. Faisant à ce moment ma première grande voie, j’ai trouvé cela fascinant : d’un côté la mer, de l’autre côté l’arrière-pays. Et moi, sur mon pilier à plus de 50 mètres du sol. Sacrée sensation.

 

Vendredi

Proverbe : Ramon mouillée, galère assurée

Il faisait beau, ce matin de vendredi, sur le coup des 9H00. Nous avons donc décidé d’entamer la Ramon, moitié randonnée-moitié escalade. Il s’agit d’une grande traversée plutôt vertigineuse avec deux longueurs à la fin.

La majeure partie de notre groupe entama alors fièrement cette traversée : Henri, Alain, Sophie, Isabelle, François, Renaud, Gaëtan, Fabien, Pascal (un membre du CAF de Renaud), et moi. Nous sommes descendus en rappel dans Le trou du canon. Nous avons avancé un peu. Au loin, nous avons vu la formation de nuages, puis une grosse masse nuageuse bien grise se dirigeant vers nous. Tous aux abris !

Par chance, nous étions alors séparés en deux groupes, tous deux pouvant s’abriter dans une grotte. Nous avons attendu l’orage passer. Ensuite, les sages (Alain et Henri), ont pris la décision du demi-tour. Ce n’était pas chose aisée : la pierre fraîchement trempée était devenue une vraie patinoire par endroit. Je me souviens particulièrement d’un passage bien vertigineux, où l’on doit se mettre de côté, et éviter à nos pieds une souche… Bref, un jeu d’enfant pour sages aguerris ! En attendant, je ne cache pas que ce passage était flippant.

Pour remonter au niveau du trou du canon, il a fallu qu’Alain monte en tête, et équipe (et oui, ce n’est pas le chemin habituel). En même temps, François a grimpé pour installer de quoi faire un relais pour Alain, en solo intégral. Ne trouvant pas d’endroit pour faire ce relais, et montant de plus en plus, il s’est retrouvé en haut avec Alain.

 

Nous avons retrouvé Marc et Fabrice sur la plage. Ils ont été surpris par la pluie en pleine Révolution, au bout de deux longueurs, et sont donc descendus en rappel. Je vais vous éviter les jeux de mots sur les révolutions manquées et ratées, mais sur place, nous ne nous sommes pas privés. Marc, Sophie et moi nous sommes baignés : plutôt froide, il valait mieux nager une fois dedans et vite se rhabiller ensuite.

 

L’après-midi, une corde a été installée sur une voie sur la plage (niveau 5c, mais je ne me souviens plus du nom). Plusieurs personnes l’ont essayé et l’ont passé en moulinette.

Pascal, Fabien et moi sommes allés à la petite aiguille et avons fait une belle voie (idem, je ne me souviens que de la cotation, 4c). Tous les deux, ils sont ensuite allés à la Grande Aiguille où ils ont continué de grimper.

 

Plusieurs personnes sont allées à Cassis dans la foulée.

 

Dédicaces : A la frontale de Sophie, qui sentira la morue sûrement encore très longtemps

A François, pour son solo intégral : « je cherchais à mettre un relais pour Alain », qu’il disait

 

Samedi

Proverbe : Par temps de tempêtes tu sortiras, tennis et Gore-tex sécher tu devras

 

D’après Jean-Pierre, le gérant de la Fontasse, une tempête comme celle-là, il n’y en a que trois fois par an. Autant dire que nous étions ravis et honorés d’assister à l’une d’entre elles…

Le matin, nous avons été courageux et avons affronté la pluie. Un groupe est allé courir (Gaëtan, Sophie, Fabien, Fabrice et moi). C’était bien éprouvant !

Un autre est allé au Trou du souffleur (Henri, Alain, Renaud, et Marc). Il s’agit d’un petit trou dans la roche, et grâce à un jeu de cavité et de mer, il siffle et souffle. Nous avons donc vu nos quatre vaillants garçons jouer avec des pommes de pin que le trou faisait voler ! (Impressionnant rien qu’en vidéo).

François et Isabelle sont restés à la Fontasse, profiter du calme pour lire et se reposer.

 

Le midi, c’était soupe pour presque tout le monde ! Il faisait bien froid, c’était mérité.

 

L’après-midi a été plus sage et reposant. Certains ont joué au tarot tout l’après-midi (Alain, Fabien, Marc et moi), d’autre ont lu, et même certains ont lu les yeux fermés à ce qu’il paraît. Jean-Pierre, sur le coup des 17H00, nous a allumé un petit feu de cheminée, qui était le bienvenu.

 

La plus grosse réflexion de la semaine imposée au groupe a eu lieu le soir. Paëlla ou restaurant ? Le Bonaparte ayant bien voulu prendre notre réservation, nous nous sommes rendus à cassis pour manger. Pour information et détail, le filet de loup était délicieux.

 

Dimanche

Proverbe : Après la pluie, le beau temps (ok, facile à trouver celui-là !)

 

Nous avons pu grimper toute la journée, il faisait vraiment beau.

Le matin, Henri, Alain et moi avons fait Calanque. Mise à part la première longueur, la voie était magnifique, juste au-dessus de la mer. Henri est monté en tête.

Deux voies à côté de nous, un autre trio. Fabien, Renaud et Sophie se sont attaqués à Super Calanque. Sophie était en tête.

Marc, Fabrice et Gaëtan ont retenté La révolution. Sans pluie cette fois, ils sont allés jusqu’au bout.

 

Nous nous sommes tous retrouvés sur le plateau pour manger, puis nous nous sommes séparés en deux groupes.

 

Gaëtan, Marc et Fabrice ont réalisé une voie dans le Doigt de Dieu.

Les autres, nous sommes allés faire Le pouce. Non difficile d’un point de vue grimpe, cette voie demande beaucoup de patience due à des manipulations de corde pour éviter les tirages. On a gardé les mêmes cordées que le matin : Henri et Sophie toujours en tête.

N’étant pas très douée de patience, et mes orteils compressés dans mes chaussons encore moins, la fatigue s’accumulant, j’étais réellement contente de finir cette voie ; il était près de 20H00.

 

Parallèlement à tout ce petit monde, Isabelle et François ont grimpé ensemble le matin, puis ont été rejoints par un ami l’après-midi, avec lequel ils ont fait une belle voie (que de belle voies quand même).

 

Nous nous sommes tous retrouvés pour un dernier et bel apéro.

 

Dédicace : à Henri, pour son « je n’ai plus de dégaines », à 25 mètre du relais précédent (soit bien 70 mètres au-dessus du sol…), et 10 mètres avant le suivant, dans le Pouce.

 

Lundi

Proverbe : Après le beau temps, la pluie

 

Sophie, Alain, Henri et moi prenons la voiture ce matin pour rentrer sur Paris. Derniers arrivés, premiers partis, promis, la prochaine fois, on prendra le train !

Marc, Gaëtan et Fabrice se sont levés tôt, ont été rejoints par Renaud, et ont grimpé. Fabien, Isabelle et François ont pris leur temps le matin pour préparer leur départ. Direction Cassis pour le premier, Marseille pour les suivants.

 

Bilan :

  • Plusieurs premières : A Fabien et moi, nos premières grandes voies. A Sophie, ses premières têtes en grande voie.

  • 14 litres de vins, 18 bières, 7 cognacs et 1 gin-coca

  • La découverte de petits pois au wasabi pour beaucoup d’entre nous (très bon d’ailleurs, merci Fabrice)

 
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