Sortie le Mont-Blanc août 2011

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Objectif non atteint :( mais une belle sortie quand même :)

Le 4 aout, un mail arrive dans ma boite aux lettres avec une proposition de notre ami Chilien ... Gravir le Mont-Blanc ... Difficile de refuser ce genre de proposition. Les mails s'échangent, on discute météo, itinéraire, horaires et le week-end se met en place.

J'arrive sur place le vendredi soir, on doit prendre la benne à l'aiguille du midi en fin d'après-midi le lendemain. Côté météo, on a une fenêtre jusqu'au dimanche aprés-midi, les orages doivent arriver vers 16h. Le programme est de dormir à l'aiguille et de partir à minuit, par les 3 monts donc. La descente est prévu par la voie normale (par l'arête des bosses et le goûter) mais on se laisse la possibilité de revenir en arrière.

 

Mont Blanc aout 2011 On pose une voiture au Fayet et on monte à Chamonix. Au final nous sommes 4. Max, Alain T., Sylvain C. et moi. Thomas sort de course (arête Forbes) et ne nous rejoindra pas. Je vous passe les péripéties habituelles ("vous savez qui" a oublié la corde dans la voiture laissée aux Fayet, "vous savez qui" trouve son équipement pas tout à fait au top et craque pour le dernier Therm-a-Rest®, ... ), on monte dans la benne à 17h45. Arrivé en haut, prise de bec avec le personnel de l'aiguille qui veut soit nous faire descendre, soit nous foutre dehors (brrrr), impossible de rester dans les couloirs pour attendre le départ (question de sécurité sic). Discours très ambigu puisque nous attendons leur départ dans la grotte de glace de sortie et que les gardiens nous ouvrirons la porte de la pièce la plus confortable pour qu'on puisse y dormir.

Mont Blanc aout 2011

Ce soir on partage l'aiguille avec un couple qui va faire la goulotte Chèré le lendemain et les gardiens. On est donc 8 sur ce piton rocheux accroché a 3842m en pleine haute montagne (malgré le fait qu'elle soit accessible au premier touriste venu via un téléphérique). On traine un peu sur la terrasse sud et puis on s'installe pour diner dans un couloir avec une baie vitrée pour profiter du coucher de soleil sur la chaine des Aravis. Au menu, soupe de tomate, purée et thon puis une verveine (n'imaginez pas qu'on se paye de luxe de la vaisselle entre chacun :)), il est 20h passée, on se couche.

Mont Blanc aout 2011

 

Au levé (23h45) après une bonne nuit allongé dans les WC de l'aiguille du midi (oui, oui, la pièce la plus confort ^^) j'ai un début de MAM (mal aigu des montagnes). La tête dans un étau et envie de vomir. Côté cordée, Sylvain prend Max et je me mets derrière Alain. Un doliprane, la descente de l'aiguille (300m de moins) et l'air frais ... 30 minutes plus tard je suis en pliene forme.

Mont Blanc aout 2011


Au sujet de la descente, les premiers pas mettent tout de suite dans l'ambiance avec le passage par une arête de neige bien effilée et aérienne.
La lune est pliene, le ciel clair, il ne fait pas froid. On est les premières cordées (on traverse le camp de base avec les tentes installées dans des trous de neige) et donc seul au monde. C'est magique de monter dans la face nord du Mont-Blanc du Tacul dans ces conditions.

En haut de l'épaule de Tacul (vers 4100m), Max ne se sens pas bien et fini par vomir, il s'accroche et fera une tentative pour continuer un peu mais ce sera retour avec Sylvain. Je continu avec Alain mais dans la face du Mont-Maudit. Lui aussi s'accroche, fait de nombreuse pause avant de toujours repartir. Vers la mi-pente, il ne peut plus avancer et ce n'est plus raisonnable de rester, il faut redescendre. Le vent c'est levé et la traversée Maudit-Tacul est comme dire ... Glaciale ! Je souffle en alternance par la bouche et le nez pour le réchauffer. Nous somme de retour dans le Tacul avec le jour qui pointe. On peut donc admirer ces sublimes séracs et crevasses, magnifiques et flippant ;) Le soleil rougi l'horizon du côté des ecclésiastiques.

Mont Blanc aout 2011 On se retrouve tout les 4 vers le col du midi, il doit être 6h30. En se retournant, on voit que le Mont-Blanc est déjà dans les nuages et les grandes Jorasses se couvrent aussi. Le mauvais temps se mets en place beaucoup plus tôt que prévu et finalement, on aurait pas profiter des paysages et la descente aurait été franchement désagréable. La remonté à l'aiguille sera longue. Et comme il fait jour, on peut profiter de sa finesse finale (pourquoi j'ai pas très envie de regarder à ma droite, l'aplomb vertigineux ? ;)).

 

A cet heure matinale, les bennes de descente sont presque vides et on profite tranquillement de la descente et des dernières vues. On arrive à Chamonix vers 8h30, un peu déphasé ... J'ai envie de la bière d'après course mais je ne suis pas sûr de vouloir commencer la journée par ça :) Ce sera chocolat chaud et pâtisserie (une amandine à la myrtille) à la place.

Ensuite, la journée se passe. Lèche-vitrine à Chamonix, apéro à Sallanches avec Christina et Thomas, repas chez Thomas et sieste pour presque tous les 4 (Sylvain préfère faire en petite rando, 1500m en 2 heures, il a de la ressource le garçon ;)).

Le lendemain, petite grimpette pour Thomas et moi (2 voies humides, sous des gouttes), un bon resto au bord du lac d'Annecy et ballade dans Annecy avant que je prenne mon train.

Pour la prochaine fois : penser à ne pas faire une grosse sortie la veille (l'aiguille du tour pour Alain et Max) et à avoir une bonne acclimatation. Pas facile pour des parisiens d'être acclimaté en permanence pour pouvoir profiter des fenêtres météo. En fait pour bien faire, il faut être sur place et prévoir du temps, alterner monté en altitude et repos en attendant le bon créneau.

Si on me le repropose à l'arrache comme ici ? Je repars ! :) En sachant que ce n'est vraiment pas mettre toutes les chances de mon côté.

La montagne, ça vous gagne ! :)

Toutes les photos sont là.

 
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